Le jeune homme en question est un «cagot », un bohémien, un marginal appartenant à une petite communauté frappée d'ostracisme social et religieux qui pratique l'endogamie (obligation d’épouser quelqu’un de son groupe). Cette union déshonorante est une provocation. Elle explique à elle seule l'emportement du père.
Agriculteurs souletins, Pierra et Marie commencent enfin à récolter les fruits d’un travail quotidien acharné. À Ézilda, leur première-née qui vient de fêter son dix-huitième anniversaire, ils lèguent avec émotion un patrimoine et une réputation intacts. Tourmentée par un terrible secret, la jeune femme renonce aux devoirs de sa charge. À contre-courant, elle se jette à corps perdu dans le tourbillon des passions que déchaînent son étrange beauté et son caractère brûlant. Écartelée entre le bien et le mal, déchirée entre l'amour et la haine, fera-t-elle le choix d’une vie conforme à la tradition et renouer avec la paix de son âme ?
Au fil d’une intrigue sentimentale et policière haletante, Alain Lombardi nous entraîne sur les chemins pyrénéens de la transhumance dans un livre foisonnant. À ses côtés, nous partageons le quotidien des bergers et des « Hirondelles », ces jeunes filles venues de Navarre et d’Aragon qui s’embauchent dans les usines sandalières de Mauléon à l’aube de l’âge d’or de l’espadrille. Il guide nos pas à Saint-Jean-de-Luz, à la rencontre des kaskarotes, ces femmes de marins-pêcheurs impudiques qui font tourner bien des têtes et chavirer les cœurs. De Biarritz à Bayonne et jusqu’aux forges de l'Adour, nous nous mêlons à la foule des paysans, ouvriers, parias, bourgeois et autres anarchistes. Qu’ils soient héros ou « salauds », aucun ne nous laisse indifférents, tant il est difficile de distinguer les uns des autres. La Pénitente d’Euskal Herria est son second roman, paru aux Éditions du Panthéon.